Archives pour l'auteur 'Maes'

XII – Ou Elen décide d’agir

 

De : Elen Knut

Envoyé le : mardi 29 décembre 2268

A : Marion Callahan

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Salut Marion.

Cela faisait un petit moment que j’attendais ton message. Tu te doutes que j’entretiens une riche correspondance avec Zaël et qu’il m’a déjà fait part de ses sentiments à ton égard. Effectivement, l’obstacle est Anne de la Tour, qui est quelqu’un de particulièrement envahissant. Voilà quelques semaines que je réfléchis — sans en avoir parlé à Zaël, cela va de soit — à une stratégie afin de l’écarter définitivement. La grande difficulté vient surtout de son caractère et des fonctions de son père. En effet, il s’agit d’une fille particulièrement bornée et très accoutumée à toujours avoir ce qu’elle veut. Aussi, si l’on n’y prend pas garde, tu pourrais laisser des plumes dans l’affaire, et moi avec (on ne peut pas dire que mademoiselle de la Tour me porte dans son cœur. Ceci dit, je n’ai pas non plus fourni d’effort pour que ça soit le cas).

Comme tu le disais, les messages qu’ils échangent ne ressemblent pas à proprement parler à une correspondance de couple. Je compte sans tarder y mettre mon grain de sel. Peut-être mettrais-je même la charrue avant les bœufs en rédigeant une message moi-même et en le faisant expédier par Zaël. Je ne sais pas ce qu’il craint, je ne sais pas non plus ce qu’il espère encore ; mais ce que je sais, c’est que la mascarade a suffisamment duré et qu’il est temps d’y mettre un terme. Je pense sincèrement que tu peux construire avec lui quelque chose que Anne ne pourrait même jamais imaginer et j’ai décidé en lisant ton message que je ferais en sorte de vous aider tous les deux.

XI – Les sentiments de Marion Callahan

De : Marion Callahan

Envoyé le : lundi 28 décembre 2268

A : Elen Knut

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Salut chère consoeur.

Nous venons de quitter la planète β-Persei/A. Tu le sais déjà sans doute, nous y avons découvert deux espèces animales apparentées à la salamandre et à la musaraigne. Mais ces considérations ne doivent pas te toucher plus que ça, j’imagine, car les recherches en linguistiques animales ne sont pas très répandues. Après avoir installé le satellite de surveillance selon le protocole, nous avons donc pris la direction de β-Persei/β. Là-bas, Zaël garde l’espérance de trouver une population culturelle. Je crois qu’il se sent inutile, bien qu’il m’ait beaucoup aidé pendant l’exploration. Il faut dire qu’il a un fameux sens de l’observation.

Tu t’en doutes, ce n’est pas pour parler de nos découvertes scientifiques que je t’écris, tout est déjà retranscrit sur le réseau. En fait, je crois que la proximité que nous avons établi avec Zaël nous a permis de d’installer une relation particulière. Nous partageons les mêmes quartiers, les mêmes postes, la même existence. Tu ne seras pas surprise si je te dis que nous nous entendons particulièrement bien (heureusement que l’ONAM veille à assortir des gens aux profils compatibles lors de la constitution des équipes, tu me diras). Je ne vais pas te faire un dessin : sa fiancée, Anne ne cesse de le harceler et je le sens confronté à un dilemme qu’il n’ose pas lui-même résoudre et même s’il n’en parle pas ouvertement, il est des insinuations et des gestes qui ne trompent pas. Bien sur, personne ne peut y remédier hors Zaël lui-même. Pourquoi n’ose-il pas ? Peut-être aime-t-il encore Anne un tant soit peu ; je n’en crois toutefois rien. Du coté de cette dernière, la situation semble être catastrophique et je crois qu’elle se voile la face. J’ai lu leur correspondance et le contenu des messages de Anne n’est que reproche et mise en garde. Elle a sans doute peur de le perdre, mais je crains que ce n’est pas en faisant preuve de si peu de sentiments qu’elle obtiendra un quelconque succès. Chaque semaine, je sens Zaël plus réticent à l’idée de devoir lui répondre, chaque jour, je le sens sombrer un peu plus dans une morosité dont je connais la cause.

Bien sur, tu te doutes bien que ce qui me lie à Zaël n’est pas une simple relation d’amitié et bien que nous partageons a peu près chaque instant, je ne peux en aucun cas le lui faire comprendre directement, même si il le sait pertinemment car il fait partie de ces gens qui maîtrisent à la perfection la lecture entre les lignes. Pour cela je t’écris aujourd’hui ; cela me permet certes de t’exposer la difficulté de la situation vis-à-vis d’Anne de la Tour, mais aussi d’exprimer clairement des mois de non-dits.

10 – Exploration

Ainsi fut-il fait. La zone-échantillon fut sillonnée de fond en comble. Aucun incident notable. Seule la panne du moteur de l’un des VULCAIN (Véhicule Ultra Léger de Combat Athmosphérique et INterspatial) vint troubler l’aventure. Une navette débarqua une compagnie de fusillers en même temps que Zaël Kant et Marion Callahan. On trouva effectivement plusieurs espèces végétales et surtout animales, qui sont entrées dans les manuels d’histoire comme le premièr témoignage de vie extra-terrestre jamais effectué. Les deux découvertes majeures furent un reptile apparenté à la salamandre, de couleur orange brillant dans l’obscurité et crachant le feu ainsi qu’un rongeur ressemblant à une musaraigne – le commandant Rans serait-il doué de prescience ? – à la différence près que ses poils particulièrement durs lui servaient de défense en cas d’agression. Plusieurs de ces espèces furent capturés à des fins d’étude. Un couple étant réservé à la reproduction et à la présentation une fois de retour sur Terre…

(to be continued)

9 – Ou l’on s’approche d’une planète potentiellement viable

Décembre 2268. Le Livingstone est en approche de son objectif, la zone β-Persei. Les premiers sondages sur place donnent six planètes pour potentiellement habitables. Les manœuvres sont entamées pour aborder la plus proche d’entre-elles, nommée pour l’occasion β-Persei/A.

La procédure d’abordage est entamée, on scanne la planète a la recherche de formes de vie. Toutes les mesures concernant les sols et l’atmosphère sont effectuées. Marion Callahan, Abigaïl Björnsson et Ulysse Aphya sont pleinement sollicités, la routine des trois mois de voyage est enfin brisée. Les analyses indiquent un air respirable. Les photographies de la surface montrent diverses formes de vies. Le commandant convoque l’état-major au briefing. Il s’exprima en ces termes :

Mes chers collègues. Ce moment est historique. Nous allons à la rencontre de la première forme de vie extra-terrestre jamais découverte. Je crois que le nom du professeur Callahan entrera bientôt dans les manuels d’histoire. Car si nous ne sommes pas les premiers à aborder une planète habitable – comme vous le savez, le Spirit of Saint Louis, réputé pour sa vélocité nous a coiffés au poteau ; voilà désormais trois jours qu’ils sont sur zone – nos camarades n’ont toutefois pas eu notre chance. Ils n’ont pas trouvé trace de vie. Quant à nous, peut-être allons-nous à la rencontre d’animaux terrifiants et intelligents. Peut-être que l’espèce dominante de cette planète n’est pas plus grosse qu’une musaraigne. Tout ce que je peux vous dire, c’est que le succès est au rendez-vous.

Mais trêve de tergiversation, voici le protocole que nous allons appliquer : on commencera par une expédition de reconnaissance. Jhil, tu t’en chargeras avec ta troupe d’astrocavalerie. Quand vous aurez visité le périmètre d’exploration, nous enverrons nos rats de bibliothèque, Marion et Zaël, avec un détachement de fusiliers. Vous ferez ce que vous avez à faire et selon les résultats nous débarquerons à la rencontre des autochtones.

VIII – Routine

De : Zaël Kant

Envoyé le : dimanche 18 octobre 2268

A : Elen Knut

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La routine… Voilà plus d’un mois que nous sommes partis et toujours aucune nouvelle. A bord, il ne se passe rien. Les gars font ce qu’ils ont à faire et Marion et moi, sommes les inutiles. Vivement que l’on touche notre objectif et que l’on sorte un peu de cette boite de conserve. Le Livingstone a beau être confortable, les activités sont réduites. A part aller faire un golf virtuel ou une séance de tir, on passe le reste du temps à attendre. Du coup, avec Marion, on cause beaucoup. Elle me parle de son père, officier de la flotte, maintenant retraité, de sa mère, biophysicienne réputée qui a mené la plupart des études de référence dont on se sert aujourd’hui dans les recherches menées par la flotte. Elle se souvient de toi, bien sur. Tu avais sans doute oublié de me préciser le contexte de votre rencontre, mais te connaissant, cela ne me surprend pas du tout que tu aies tenté de la draguer. Hélas pour toi, il me semble que tu sois un peu trop… féminine pour elle.

D’ailleurs, à propos de Marion, je ne t’ais pas raconté ma dernière conversation avec Anne. Lorsqu’elle venait d’apprendre -c’est passé à l’écran- que je partageais à nouveau mes quartiers avec une fille. Tu te doutes qu’elle était furieuse. J’ai tenté de la rassurer en lui disant qu’elle n’était pas aussi déchaînée que toi, rien à faire. Elle a mis au moins une semaine avant de me pardonner. En même temps, j’aurais pu lui dire dès que je l’ai appris. Sa réaction aurait été la même.

Sinon, coté équipage, les quatre capitaines s’en sont donnés à cœur joie avec un pauvre matelot. Ils l’ont envoyé chercher « l’échelle de Beaufort ». C’était un truc en usage il y a longtemps, pour mesurer la force du vent, quand on naviguait sur la mer avec des bateaux à voiles. Bien sur, c’était une échelle virtuelle, mais le pauvre gars n’en savait rien. Neith, le maître d’équipage l’a envoyé voir Alex, l’ingénieur. Celui-ci lui a dit qu’il avait utilisé la fameuse échelle ce matin, mais qu’il l’avait passée depuis à Alycya qui en avait besoin pour descendre dans la cambuse. Je te laisse imaginer la tête du gars quand, après avoir fait trois fois le tour de la boutique, Jhil, notre capitaine d’armes l’a envoyé chercher l’échelle chez le pacha. Il ne se passe vraiment pas un jour sans qu’il y ait un événement dans ce goût là.

VII – Des nouvelles de la Terre

De : Lyha Kant

Envoyé : lundi 13 septembre 2268

A : Zaël Kant

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Nous avons tous pris peur pour toi, tes frères et moi, en entendant aux informations qu’il y avait eu un incident à bord de l’un des douze bâtiments de la flotte. Nous avons été rassurés en apprenant qu’il s’agissait d’une simple panne de moteurs, et à plus forte raison sur le Kerguelen. Nous avons tous regardé l’écran, en ayant l’espérance de voir ton amie Elen, mais elle n’est pas passée. Nous avons régulièrement de ses nouvelles, par l’intermédiaire de ta sœur, surtout. Tu te douteras que Anne à préféré ne pas rester pour ce reportage. Je crois qu’elle n’aime pas beaucoup Elen. Elle n’aura sans doute jamais compris que votre proximité était due à une réelle amitié. Je crois qu’elle vit assez mal le fait que tu l’aies laissée sur Terre pour partir à l’aventure et j’ai l’impression que ça contribue à entretenir son ressentiment. Elle l’attribue à tes années passées à l’école de l’astronavale. Je crois que Anne aurait préféré que tu sois embarqué sur le croiseur de son père qui ne fait que des missions de proximité.

Sinon, vous êtes très populaires. Il y a au moins un reportage sur vous à l’écran tous les jours. Cette semaine, ça parle des frégates, avec des explications très claires sur leur fonctionnement. Je te fais des copies des émissions pour que tu puisses voir ça à ton retour. La semaine prochaine, le thème portera sur les équipages de la flotte, avec des présentations individuelles. J’ai déjà hâte de te voir à l’écran. Un journaliste a appelé pour nous interviewer. On a accepté qu’il passe à la maison, mais je n’oserais sans doute pas parler devant les caméras.

Portes-toi bien mon fils. Ce n’est toutefois pas parce que tu passes à l’écran que tu dois te sentir dispensé de nous donner de tes nouvelles.

VI – Le départ agité du Kerguelen

De : Elen Knut

Envoyé : vendredi 10 septembre 2268

A : Zaël Kant

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Bon, ici ça a mit un peu de temps à se calmer. Le départ était agité, tu n’imagines même pas. On avait à peine entamé la procédure d’accélération, quand les propulseurs ont décidé de tomber en rade. Nous voilà à la dérive au milieu du système solaire. Je te promets qu’on ne faisait pas les fiers. Ca nous a pris trois heures de trouver la panne et trois nouvelle heures pour réparer. Il semble que ça soit une pièce de série défectueuse qui n’a pas survécu aux contraintes du départ. Rassure-toi, notre ingénieur à communiqué aussi sec avec les onze autres, le Livingstone est donc hors de danger. Avec le recul, on se dit qu’il vaut mieux que les incidents de ce style surviennent maintenant plutôt qu’à un moment décisif.

Une fois l’équipage calmé, et les réparations effectuée -car on a tous mis la main à l’ouvrage- on en a profité pour aller boire un verre ensemble. J’ai d’emblée rencontré ma collègue scientifique. Dès l’entrée, elle a commencé à plaisanter, je sens qu’on va bien s’arranger pour la suite également. Je te donnerais quelques détails à son sujet plus tard, à moins que tu ne sois pas capable de penser à quelqu’un d’autre qu’à ta Anne (tu sais ce que je pense d’elle, inutile d’en rajouter).

J’ai aussi entendu parler de ta codétenue, Callahan. Son père est un gradé de l’ONAM et il a eu des affectations avec le mien il y a quelques années. J’ai déjà rencontré Marion une ou deux fois, mais sans plus discuter que ça. Quant à ta bande de capitaines, ils sont fameux dans toute la flotte. On voit que tu as passé tes années d’école le nez dans les bouquins plutôt que de te consacrer à des occupations plus essentielles comme la fréquentation du bar des officiers. Tu aurais déjà connu la moitié de tes camardes.

Enfin, je te connais, tu devrais t’en sortir. Continue à me tenir au courant de ton voyage, je ferais de même de mon coté.

V – Où l’on commence à faire connaissance

De : Zaël Kant

Envoyé : mercredi 8 septembre 2268

A : Elen Knut

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Impressionnant ce départ, n’est-ce pas ! Pour moi qui n’avais jusque là connu que les salles de cours de l’école, c’était quelque chose. J’imagine que ça à du se passer pareil sur le Kerguelen : l’attente du départ seul dans nos quartiers avant d’aller prendre le premier repas. C’est justement à table que j’ai fait connaissance avec les médecins et aussi avec ma collègue scientifique.

Et oui ! Moi qui pensais être dépaysé en ne partageant plus ma chambre et mon bureau avec toi, me voilà à nouveau en « colocation » avec une fille, Marion Callahan. Elle semble être de très bonne compagnie et également habituée à la mixité. Il faut dire que c’est un usage fréquent sur les bâtiments de l’ONAM, ou l’on ne peut pas dire que la parité soit tout à fait respectée. On part donc sur de bonnes bases pour que la mission se passe bien. Ajoute à ça une ouverture d’esprit très impressionnante pour une scientifique, une facilité à lier conversation et à ne pas être gênée quand on n’a rien à se dire et tu en saura sur elle à peu près autant que moi en ce moment.

A propos des autres collègues, je ne les connais pas encore bien. Le seul point que j’ai déjà noté, c’est une grande propension de nos quatre capitaines à la plaisanterie et au canular. On ne va pas s’ennuyer avec eux. Il suffi qu’ils soient ensemble pour être comme larrons en foire. Ce qui ne nuit en rien à leur efficacité à poste cependant.

Voilà donc un peu de mes premières impressions sur le Livingstone, magnifique frégate en route vers l’inconnu.

IV – Après le départ

De : Zaël Kant

Envoyé : mardi 8 septembre 2268

A : Anne de la Tour

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Et bien nous voilà partis. Je ne sais pas trop que te dire. Mon estomac se noue rien qu’a t’écrire ces mots. Sentir le Livingstone se détacher de son dock est assez exaltant, mais peu à peu, on se rappelle ceux qu’on laisse derrière. Ma première pensée était pour toi, bien sur, et pour tous ces bons moments passés ensemble. Je me prends à espérer que notre mission soit brève et même à vouloir n’être jamais parti. Mais, tu sais, je pense qu’on pourra rattraper le temps perdu au retour. Tu me disais, avant le Grand Départ, vouloir un enfant. J’y ai réfléchi et je penses que ça pourrait être super. On pourra aussi prendre une petite maison. Pourquoi pas sur une de ces nouvelles planètes que nous partons découvrir ! Qu’en penses tu ?

J’ai déjà écrit à maman juste avant le départ, mais fais lui la bise de ma part, quand tu la verra.

III – Arrivée à bord

De : Zaël Kant

Envoyé : mardi 8 septembre 2268

A : Lyha Kant

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Le départ est imminent.

Je suis arrivé à bord ce matin, vers neuf heures et demie. La navette qui faisait la liaison entre la Terre et la Station avait un peu de retard. Heureusement que j’étais déjà en tenue de cérémonie, ça m’a évité de devoir en changer.

J’ai rencontré le commandant, fort sympathique ma foi. C’est un grand homme a barbe grise. Assez impressionnant au départ, il met vite à l’aise. Ensuite, visite des collègues de l’état-major, pratique pour commencer à repérer les lieux.

Après ça, le commandant en second m’a conduit jusqu’à mes quartiers. C’est assez vaste, organisé en un genre de duplex, avec mezzanine. On dort en haut et on a le bureau en bas. C’est des chambres pour deux, avec un rideau pour préserver l’intimité. Je n’ai pas encore rencontré mon colocataire, qui sera l’officier scientifique. Tout ce que je sais de lui, c’est son nom : Callahan. Il semble qu’il soit parti effectuer des mesures et des prélèvements lors du départ avec le médecin-adjoint. Je ferais leur connaissance tout à l’heure au repas. Pour le moment, je préfère rester à la place qui m’a été assignée pour éviter de gêner la manœuvre.

Cet après-midi, j’irais sans doute visiter les lieux et faire un tour à la passerelle, histoire de me familiariser avec le bâtiment.

La structure vient de commencer à trembler, les moteurs sont en marche. On part, maintenant et les vibrations cessent peu à peu, ainsi que l’agitation dans les coursives. Dans un bon quart d’heure, on sera sur notre route et on aura passé la Lune. Ça sera l’heure du premier repas à bord. Ensuite, on passera Saturne, on mettra trois heures à atteindre notre vitesse de croisière et il n’y aura plus qu’à attendre d’avoir atteint le premier objectif. Ca nous laisse le temps de s’installer et de voir venir, pourquoi pas en prenant quelques notes.


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